Quand il est né, Grain-de-riz n’avait pas super faim. Il attendu 10 bonnes heures avant de boire ! (même s’il est resté accroché au sein la majeure partie de ce temps)
Le soir de sa naissance j’ai du rester à l’hopital, le pédiatre voulait voir Mael, pour être sur qu’il n’y avait pas de complication suite à son méconium in utéro.
J’ai donc reçu l’aide d’une infirmière pour mettre Grain-de-riz au sein. Elle m’a attrapé le sein d’une main, la bouche de bébé de l’autre et a pluggé les deux ensemble.
- ” Et veillez à lui chatouiller l’oreille pour qu’il ne s’endorme pas !”
Je l’avais trouvée un peu brute, mais le résultat était positif, puisque Bébé se nourrissait pour la première fois de sa courte vie.
Enceinte, je ne me suis jamais posée la question de l’allaitement. Pour moi c’était clair que si une femme pouvait faire un enfant, elle pouvait le nourrir.
C’est quand je me suis retrouvée avec mon petit truc chaud dans les bras, que je me suis vraiment demandée comment j’allais faire pour l’allaiter.
Titou m’avais bien expliqué les histoires de positions, mais avec une poupée, ça restait très abstrait.
Le lendemain, l’infirmière de l’hopital m’a de nouveau pluggé à mon nouveau né, sans rien m’expliquer, et j’étais très désemparée en rentrant à la maison… Je ne savais même pas si j’avais du lait. J’ai finalement réussi à brancher Mael moi-même à mon sein.
Puis une longue histoire d’amour à commencé entre eux, alors que je chatouillais amoureusement l’oreille de mon bébé. Maintenant, Mael a 7 mois, et il aime le sein plus que tout au monde. C’est son jeu, son biberon, sa tétine, son réconfort.
Et moi dans tout ça, même si je me suis parfois sentie comme une bimbo qu’on aime que pour son corps, je jubile de pourvoir le réconforter ou l’endormir si facilement, d’avoir droit à autant de calins, et de vivre une relation aussi proche avec Mael…
