A la naissance, le bébé ne voit quasiment rien, juste des trucs flous en noir et blanc.
Quand Mael est né, j’ai essayé de garder ça à l’esprit. De ne pas m’aprocher exagérément de son visage en criant gazou gazou. Lui parler tout doucement, à une distance normale, pour qu’il puisse avoir un apperçu global de cette chose qui lui parle.
Voilà le premier ami de Grain-de-riz. Il est accroché au mur du salon, je l’ai peind il y a quelques années.
Il regarde Grain-de-riz avec douceur, ou qu’il se trouve dans la pièce. Il l’admire, longuement, calmement. Alors Grain-de-riz se sent obligé de répondre par la même attitude…
C’est dingue ! Quand Bébé pleurait le soir, il suffisait de le mettre face à la peinture, et il se calmait, et même, tentait des sourires. Il n’avait pas l’air d’avoir remarqué qu’il manquait un corps et une dimention à ce personnage. Que jamais il ne le nourrirait, ou ne prendrait soin de lui, rien de rien…
Maintenant que Mael a grandi, il n’est plus duppe, mais cette peinture aura probablement été un des premiers moteurs de son imagination. Whaw !
