Je me souviens d’une réunion au boulot, la dernière avant le congé de maternité.
J’étais hyper enceinte -presque le plus qu’on peut l’être- et Grain-de-Riz bougeait plus que jamais.
Un collègue l’avait surpris en pleine cabriole, il avait été carrément époustoufflé : “‘tain, mais ça bouge fort ton truc“.
Et avec le hoquet de 18h, j’avais le ventre qui rebondissait fièrement… trop facile d’impressionner les copains !
Quand il est né, j’étais surprise de voir qu’il bougeait si peu.
C’est juste quand on le mettait en petit bouddha dans l’écharpe qu’on pouvait remarquer qu’il bougeait.
Puis il a commencé à changer de position un peu plus remarquablement, mais j’étais toujours sceptique quand on me disais “Tu vas voir, il va tomber de la table à langer” …
Sans trop y croire, on a quand même commencé à le changer sur le lit…
Et petit à petit, chemin faisant, il essayait de se retourner, timidement. Ca venait un peu plus tard que ce qu’on lit, donc je me disais que Grain-de-Riz serait un intello. “Ok, économisons pour l’université“.
Puis il s’est tenu assis, vers 6 mois. Et c’est là qu’il s’est mis à épater sa mère (… heu, encore plus que d’habitude, disons).
On le retrouve maintenant dans son lit dans une position indéfinissable, les jambes sur le tour de lit, la tête où on se souvenait avoir mis les pieds, à demi retourné sur le dos.
Et puis il fait du yoga sur son tapis d’éveil, et teste toutes sortes de positions, qui ont l’air inconfortables, mais qui visiblement doivent être testées, vu l’énergie qu’il y met…
Laissons faire, laissons faire…
Un jour on va le retrouver à 4 pattes à la cuisine après l’avoir quitté 2 secondes au salon. Et j’imagine que ce jour arrivera plus tôt qu’on le croit.


